mardi 7 août 2007

Calvi et reserve de Scandola

























Rocher aux formes anthropomorphiques dans la réserve de Scandola. Pour les Corses, la ressemblance est nette avec un roi tourné vers le Soleil. Devinette?
















Les "happy few" ont aussi trouve leur jardin ...pas trop secret.















Mon prochain jardin secret situe dans Calvi. Si vous voulez le trouver...










La citadelle de Calvi vue depuis la mer
Après le Cap Corse, nous avons fait un parcours vers l'ouest de la Corse, plus précisément nous sommes partis de Bastia encore une fois pour rejoindre Calvi et sa citadelle, en passant par le désert des Agriates, l'île Rousse et enfin Calvi. Il faut compter deux bonnes heures même si la distance à parcourir est faible (environ 50 km). En fait de désert, les Agriates forment un ensemble rocheux où la végétation est peu haute mais visible tout de même. Le tout est bordé de tres belles plages. Mais la route tourne beaucoup et gare au mal de terre ou de mer.
Pour notre part nous avons pris la direction de Calvi car nous voulions voir la citadelle construite par les Génois (encore eux) et surtout faire un tour en bateau vers la très belle reserve naturelle de Scandola. Celle-ci n'est accessible que par voie de mer, et en cette saison, les bateaux sont nombreux dans le coin.
Calvi est à la hauteur de sa réputation: ville ocre et fortement mise en valeur par un bleu céruléen (c'est une référence de peintre) sublime. Déambuler au hasard des ruelles en surplombant la mer et les plages de la région vaut le déplacement. Voyez plutôt les photos pour comprendre de quoi on parle.
En revanche, la visite en bateau vers la réserve de Scandola, toujours à l'ouest de Kalliste, à dire vrai, ne nous a pas paru transcendante. Le bateau énorme et très bruyant est parti à fond de train (si je puis dire) vers la réserve pendant une heure. Les commentaires étaient par conséquent à peine audibles. La réserve est pourtant très belle : roches superbes plongeant directement dans l'eau, blocs basaltiques en orgue, balbuzards (aigles pêcheurs) au nid, tours génoises surplombant de magnifiques roches de couleur rouge. Mais trois heures pour voir cela, c'est très court et peu intéressant dans un énorme bateau. Je me suis pris à rêver d'un séjour prolongé dans le coin (au moins quatre jours sur un catamaran). Mais bon on ne peut tout avoir. On devient trop exigeant, je crois, à force de voir les beautés du monde...

lundi 30 juillet 2007

voyage en Corse

Le village de Nonza, sur la cote ouest du Cap corse. Le tout est domine par une tour paoline du XVIIIe siecle, a la glorieuse epoque de l'independance corse (1755-1768).
Une des nombreuses criques du Cap Corse. Plutot beau non?

















Le village de Centuri, son petit port et ses fonds marins au "bleu club med".
















Voici une vue de Bastia, au petit matin (il etait 6 heures) depuis le bateau.



Tout d'abord un grand coucou a ceux qui nous suivent. Pardon aussi pour les accents que nous ne pourrons plus mettre car desormais nous serons sur des claviers anglais ou hispano.
Mais bon peu importe.
Nous voici donc partis de la Reunion le 8 juillet. Minute d'emotion au moment ou l'avion prend son envol car alors nous realisons que le tour du monde commence POUR DE VRAI. Inutile de vous dire nous n'avons pas fait dans la nuance, nous avons commence par le plus beau, a savoir la Corse. Non, ce n'est pas moi qui le dis mais les Corses eux-memes.
Autant vous dire que les Corses aiment leur pays et ils ont raison. on resume: c'est beau, tres beau et vraimemt tres beau.
Et il y en a pour tous les gouts: mer (des km de plages magnifiques), montagne (haute avec des sommets a plus de 2000 m), rivieres rafraichissantes mais pas froides, forets tres variees, vieilles pierres (villages et villes, histoire millenaire (citadelles nombreuses et fascinantes liees aux nombreuses invasions,tours genoises et paolines).
Pour notre premiere sortie en Corse, apres une nuit en cabine sur un navire de Corsica et Sardinia Ferries, nous sommes arrives a Bastia. Nous logerons trois jours chez des amis qui habitent le village de San Martino di Lota. Et le premier jour nous avons fait lentement mais surement le tour du cap corse de Bastia a Saint-Florent.
Quels bleus magnifiques nous avons pu voir en bord de mer: des criques d'une beaute saisissante, des villages perches a flanc de montagne, des tours genoises rondes (plus de 90 tours qui datent de l'occupation genois a compter du XIIIe siecle) tout le long du littoral: jugez-en plutot sur les photos du dessus.




vendredi 6 juillet 2007

rencontres humaines

Cette femme du village de Djamanjary accompagnée de son jeune enfant, passe tous les matins devant l'hôtel et se rend au bout de la plage pour casser des roches servant à la construction des socles des maisons. Toujours chargée de son repas du midi, elle avance noblement et jamais nous n'avons vu l'enfant rechigner pour une marche longue (plus de trois km aller) sous un soleil toujours généreux.
Enfants du village de Djamanjary, rentrant de l'école. Très joueurs avec la caméra ou l'appareil photographique, ils sont très naturels et très rieurs, pour ne pas dire taquins. Ils ont aussi de la chance d'être scolarisés dans un pays où l'école coûte cher et où les parents ne voient pas toujours l'intérêt de scolariser leur progéniture, plus utile au champ ou à la maison.

Femme âgée pilant le riz dans un village côtier de Nosy Sakatia.
























Quelle noblesse et quelle beauté dans le regard des ces adolescentes du village d'Ampagorina (sur Nosy Kombat). Elles portent des masques faits d'argile blanche et de bois de santal écrasé. Le masque est décoratif mais protège aussi la peau du soleil s'il recouvre entièrement le visage. Cette pratique existe également aux Comores et à Mayotte.

Malgré la beauté des lieux et la gentillesse des gens, Madagascar est très menacée comme tant d'autres pays par la pression démographique.
Comme cette île s'est détachée du continent africain
, sa faune et sa flore ont évolué de manière indépendante et elles présentent un fort d'endémisme: 80% des espèces sont endémiques. Ainsi la grande île possède sept des huit espèces de baobab connus. On ne présente plus également les lémuriens.
Mais le pays est fortement menacé par la déforestation: il a déjà perdu au moins 80% de sa forêt originelle, conséquence du défrichement par une population qui ne cesset d'augmenter mais qui n'a pas d'autres moyens de survivre. Ainsi 70 % de la population (soit 17 millions de personnes) vit en-dessous du seuil de pauvreté et seulement 17% d'entre eux ont accès à l'eau potable. C'est dire l'immense défi que doit relever cette population. Ceci n'empêche les Malgaches d'être très souriants et accueillants comme vous pouvez le constater sur ces photos.

mardi 19 juin 2007

rencontres animales
































A Nosy Be nous avons pu voir de nombreux animaux terrestres et marins.Aujourd'hui, je vous parlerai des geckos et autres lézards. Pour les lémuriens, vous trouverez de belles photographies plus bas dans le blog
Elle est jolie hein?(sur la1ere photo). Il paraît que c'est la femelle d'une variété de l'endormi.
Enfin, on n'en est pas sûr.
Quant à la 2eme photo, c'est justement le "l'endormi". Il est pas joli lui aussi? On dit vert de colère? Eh bien cette fois-ci ce n'est pas le cas. C'est justement quand il est de bonne humeur qu'il est vert. Car selon notre guide, il change de couleur; il devient tout noir quand il est furieux.
Au fait, savez-vous pourquoi on l'appelle l'endormi?
C'est tout simplement parce qu'il se déplace très lentement. Pour attraper ses proies, il déploie une longue démesurément langue. Euh non mince, c'était l'inverse. Donc, il l'enroule autour du pauvre malheureux. Mais rassurez-vous, comme il ne mesure que quelques centimètres et n'a pas de venin,il n'est pas bien dangereux pour nous.

lundi 18 juin 2007

Nosy Sakatia
































1ere photo; une vue depuis les sommets de Nosy Sakatia; Remarquez les ravenales (ou arbres du voyageur au premier plan) et la pirogue ô combien utile ici pour les gens qui vivent de la pêche. Le moteur n'est pas toujours au RDV sur ces frêles esquifs (souvent taillés grossièrement, peu larges) mais très stables en raison des balanciers.
2e photo: Voici une vue d'un des villages de Nosy Sakatia, une petite île habitée qui se trouve dans la baie de Nosy Be.

Nous sommes partis de Nosy Be en pirogue à moteur pour une petite demi-heure de traversée.
En arrivant, nous rencontrons celle qui sera notre hôtesse, Jocelyne pour la journée. Elle nous propose une visite de l'île avec son beau-frère pendant qu'elle s'occupera de notre repas. Au menu, rien que pour vous faire saliver, langouste et civet de z'ourites (poulpes!), sauce de piment et riz au lait de coco. Autant vous le dire tout de suite, de mémoire d'homme (et de femme!) nous n'avons jamais fait un tel festin de roi, dans un tel décor, le long d'une plage magnifique. En plus, nous avons pu longuement discuter de la vie à Madagascar et du quotidien des Malgaches après le repas. Ce fut pour nous une journée extraordinaire à tous points de vue.
Avec le beau-frère de Jocelyne, nous avons fait un tour de l'île par les sommets. Nous avons traversé deux villages où l'on entendait officier des institutrices auprès d'enfants fort sages! Le sentier nous a également mené par la forêt, les rizières (vides en cette saison car il ne pleut guère). Nous avons pu admirer les lendormis (lézards verts), des orchidées, mais hélas pas de rencontre, même fugitive avec le plus petit lézard de Madagascar. Dommage mais c'était très beau quand même.
Nous avons fait un tour dans deux villages propres et bien entretenus sur cette île. Les "douches" en plein air, sont faites en feuille de coco et mettent les villageois à l'abri des regards. Mais cela n'empêche ni précarité ni conditions de vie difficiles pour beaucoup (pas de médecin mais un dispensaire qui bénéficie de missions intermittentes, pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de toilettes, si ce n'est les sous-bois ou les limites des plages).
Pour autant, comme tout au long de notre séjour, des gens très souriants, curieux de nous connaître et d'une extrême gentillesse. La palme revient à Jocelyne, qui après nous avoir gratifié d'un excellent repas, nous a, en plus, fait cadeau des nattes tressées en vacoa, sur lesquelles nous nous prélassions après un repas, somme toute très copieux. Que demande le peuple?
Au retour je fredonnais dans ma tête cette chanson des années 80 (mais je ne retrouve plus le nom de la chanteuse!). De mémoire, elle dit: j'ai vu des gens si pauvres qui ne savaient que donner, j'ai vu des gens si riches qui ne savaient plus donner! A méditer sous le ciel de Madagascar ou d'ailleurs.
Le retour s'est fait cette fois-ci sans moteur et nous avons glissé sur l'eau grâce à Eole et notre guide qui nous a ramené à bon port juste devant notre hôtel, le Nosy Be bien nommé, qui soit-dit en passant est une très belle structure touristique!

vendredi 8 juin 2007

Balade à Nosy Kombat











































Le deuxième jour nous avons fait une magnifique balade sur l'île de Nosy Kombat qui se trouve elle-même proche de l'île principale de Nosy Be.
Nous sommes arrivés en pirogue (après une heure de traversée) sur la plage du village principal, à savoir Ampagorina (le a final n'est jamais prononcé en malgache). Les enfants sont toujours pas pour vous accueillir, poser pour la photo,vous demander un bonbon (denrée rare et chère). Ils ne manquent pas d'humour puisqu'ils photographient (ou du moins imitent) le photographe qui les photographie (voir au dessus)!
Le village est couvert véritablement de produits artisanaux revendus par les villageois aux touristes. Les enfants nous accueillent avec des chants de bienvenue tandis que nous traversons le village pour nous diriger vers la réserve naturelle.
Là, autre type de rencontre mais combien haute en couleur également: les lémuriens très peu effarouchés sont au RDV. Et pour cause, nous avions des bananes qui les intéressent fortement. Mâles et femelles n'ont pas le même aspect (sur les photos ci-jointes, le mâle est noir et la femelle de couleur orange-caramel. Nous avons vu également des tortues terrestres énormes ainsi que des "lendormis", sortes de lézard très calmes. Ils peuvent changer de couleur (sont en général verts) mais au gré de leur humeur virent au noir lorsqu'ils sont en colère! Il faudra revoir l'expression vert de colère!
Dans le village femmes, hommes et enfants travaillent à même la véranda et produisent sacs, scupltures, nappes, bref des produits très variés et si peu chers. On se demande même quand on voit le prix dérisoire des nappes brodées -qui demandent trois mois de travail à plusieurs brodeuses- où est le prix de leur travail. En effet, les textiles les plus façonnés ne coûtent guère plus de 60 euros. Les gens sont d'une très grande gentillesse, très souriants et causants, n'hésitant pas à faire entrer nos propres filles dans leur maison qui ont appris le maniement d'une machine à coudre manuelle!
Au détour d'un chemin, on retrouve la plage magnifique où trône toujours une pirogue à balancier. Ici elle n'est en rien luxueuse: taillée grossièrement dans les troncs ou des planches, elles offrent aux familles une source de protéïnes et de revenus car ils vont chercher des poissons et autres langoustes (pêchés grâce à des casiers). Ces derniers sont en général revendus dans les hôtels du littoral et fort appréciés des touristes. Il faut dire que ces produits sont extra-frais et succulents. Avez-vous jamais testé des spaghettis au crabe, mais du vrai avec les pinces et tout, et tout? Je ne vous dis que cela!
A l'occasion, les pirogues (avec moteur!) permettent aussi de faire des courses en extra pour les touristes. Le prix pour les vazahas (les blancs) est toujours le double de celui payé par les Malgaches. Mais bon, ne soyons pas bégueules, c'est franchement peu cher. Ceci étant dit nous sommes rentrés ravis, heureux et fatigués sur Nosy Be dans une mer assez formée. Pas très rassurant même si le piroguier est bon. Il évite soigneusement les vagues venues de travers mais son coéquipier écope beaucoup au fond de la coque. Que d'émotions tout de même!
A bientôt pour une prochaine chronique!

dimanche 20 mai 2007

RETOUR DE NOSY BE MADAGASCAR


Escale à Tany Kely dont les fonds marins, un temps menacés ont été protégés grâce à la création d'une réserve. Au fond à droite, on aperçoit Nosy Kombat (l'île aux Lémuriens) et à gauche, la réserve naturelle de Lokobé sur Nosy Be (très belle forêt et nombreux animaux dont des lémuriens et des serpents mais qui ne sont pas dangereux
Un petit angle depuis la plage du village d'Ampagorina, très beau village de Nosy Kombat. Là encore on est en réserve naturelle. Dans le village les lémuriens viennent vite vous saluer pour peu que vous ayez une banane à leur offrir!

Un peu de géographie et d'histoire (inévitablement)
Retour de Nosy Be une île d'environ 300 km2 au nord-ouest de Madagascar, dans le canal du Mozambique. C'était notre premier contact avec ce pays. Nosy Be est réputée pour être très touristique, on l'appelle l'île aux parfums d'ailleurs car on y cultive ylang-ylang, vanille café et jusqu'à très récemment de la canne à sucre. On trouve aussi du riz et du manioc, utiles dans le cadre d'une agriculture vivrière.
De façon plus globale, Madagascar a bien des traces de son passé colonial. Le pays a accédé à l'indépendance en 1960. Mais il a du mal à surmonter ses difficultés économiques et politiques et peut-être même qu'il a "régressé", selon le classement de la Cnuced en termes de niveau de développement. Ainsi est-il classé parmi les PMA. Cela se traduit entre autres en terme d'espérance de vie très faible (53 ans), de PIB très faible (le salaire moyen est de 60 euros/mois), de gros soucis sur le plan scolaire et sanitaire (les associations qui oeuvrent dans l'humanitaire et la scolarisation ont fort à faire dans ce pays) alors même que la population augmente puisque l'indice synthétique de fécondité est de 5,8 enfants par femme. Les infrastructures sont vétustes: l'électricité n'est pas toujours fournie et les entreprises touristiques tournent avec leur propre groupe électrogène!
A côté de ces données brutes, des gens très attachants et des lieux qui ont une sorte de beauté tragique quand on connaît la réalité sociale qui est sous-jacente.
Pour notre part, nous avons pu découvrir de nombreuses îles autour de Nosy Be (nosy en malgache signifie île, et Be la grande). Autour on trouve aussi Nosy Kombat (île aux lémuriens) ou Nosy Sakatia. Les plages sont superbes de même que les villages de bord de mer, où pendent inévitablement les nappes malgaches brodées très réputées et très bon marché qui sont vendues aux touristes de passage. L'artisanat malgache est d'ailleurs très riche (sculpture, broderie, vannerie, travail des pierres précieuses et semi-précieuses) j'en passe et des meilleurs.
Notre première visite a été pour Nosy Kombat où nous avons découvert, ravis, les lémuriens, les caméléons (que l'on trouve aussi à la Réunion) puis Tany Kely, un îlot préservé où le simple Palmes-Masque-Tuba est un ravissement. C'est ainsi que nous avons vu une murène, des tortues, de très beaux coraux fluorescents entre autres, des anémones de mer et autres poissons-clowns.
Bon j'arrête de bavarder, voici les photos de Nosy Kombat (village d'Ampagorina) et de Tany Kely, deux îles situées au large de Nosy Be