samedi 19 janvier 2008

La vie est un long fleuve (pas) tranquille dans le Mékong

Photo 1: la photo est garantie sans filtre! C'est vous dire la beauté des nuits sur le Mékong! Nuits (d'Indo) Chine, nuits câlines, nuits d'amour sans oublier la petite Tonkinoise comme le disent les chansons d'une époque certaine et heureusement révolue!

Photo 2: le Bassac, nom d'un bateau de croisière qui navigue sur le Mékong inférieur et qui permet de découvrir le célèbre marché flottant de Cai-Rang.
Bonne cuisine, des guides et un personnel aux petits soins, de belles cabines tout en bois avec tout le confort vous offrent un dépaysement garanti! Un moment réellement très fort. Bon, je vous garantis que je n'ai rien touché du propriétaire du bateau!

Photo 3: maison traditionnelle faite de palmes d'eau et de bois dans un village du delta du Mékong. La vie semble dure dans cette région où l'eau est omniprésente et assez oppressante. Mais elle est aussi source de vie et offre aux habitants des récoltes abondantes, des fruits innombrables, des vergers et des champs magnifiques. La population y mange à sa faim et la plupart des constructions sont en dur. Restent les Washington City (?) ou WC, bref des latrines qui donnent toujours sur une zone inondée. Surprenantes!
Photo 4: les célèbres sampans, gros navires qui remontent les inombrables bras du Mékong. La légende veut que les yeux à l'avant du bateau soient là pour chasser les crocodiles que l'on pouvait y trouver auparavant. Mais rassurez-vous, il n'en reste pas un seul vu la très grande densité humaine dans cette région.

Photo 5: le fleuve et ses nombreux bras (neuf qui se jettent dans la mer de Chine), sans compter les rivières, canaux (creusés par les populations) et arroyos (petits cours d'eau) constituent une artère vitale pour toutes les activités et notamment le commerce. D'ailleurs les routes et ponts restent rares. On rencontre donc dans cette zone toutes sortes d'embarcation.

Photo 6: un exemple d'habitation au bord du Mékong. Elles sont installées sur des pilotis de palétuviers, faites en matériaux légers. Des conditions de vie assez ardues avec notamment de l'eau du fleuve qui est utilisée pour tous les besoins. Il n'est pas rare dans ces lieux de voir une personne se pencher pour remplir un seau et s'asperger avec une eau dont la couleur ferait frémir plus d'un Occidental!

mercredi 16 janvier 2008

le riz dans tous ses états (ou étals!) au Vietnam

Photo 1: "les pieds dans l'eau et la tête au soleil". Le riz est une plante exigeante mais elle récompense le travail ardu des paysans. Il faut 1.préparer le terrain en le retournant; 2. semer dans des surfaces planes et inondées qui sont limitées par des diguettes qui retiennent l'eau;3. repiquer (dans certaines régions moins propices comme au nord du Vietnam); 4. désherber; 5. récolter
Le riz présente deux gros avantages: il permet de nourrir beaucoup de gens et il offre au moins deux récoltes par an (voire trois).
Photo 2: dans les marchés, le riz est un des rares produits dont le prix soit affiché! Il se décline en variétés nombreuses: riz long grain, riz gluant plutôt pour faire des friandises salées ou sucrées. Il peut être national (moins cher) ou provenir de pays étrangers, nature ou au jasmin. Il coûte aux alentours d'un quart d'euro.

Photo 3: sur les marchés ou sur les bords de route, le riz se présente sous toutes les formes: vermicelle sec ou frais prêt à être utilisé dans les soupes ou les rouleaux de printemps, galette séchée blanche qui va s'enrouler autour d'autres ingrédients dans les nems ou encore galette de couleur rouge mélangée à du piment et de la crevette, galette "à trous" absolument délicieuse. Les déclinaisons sont innombrables!

Photo 4: voici la technique de fabrication de la galette de riz. On mélange de la farine de riz avec de l'eau, puis on étale cette préparation sur une "plaque" faite de tissu. On laisse cuire peu de temps en recouvrant. Enfin à l'aide d'un rouleau recouvert d'un tissu humide, on récupère la galette cuite qui est déposée sur une plaquette faite de bambou (voir photo suivante).

Photo 5: sur les bords du Mékong, des plateaux de bambou portent pendant deux heures les galettes de riz qui sèchent. Elles seront alors prêtes à la consommation, roulées en nems ou rouleaux de printemps.

Photo 6: un produit fini à base de riz puisque l'enveloppe extérieure du pâté impérial (appelé aussi nem) est faite d'une galette de riz, dont vous avez vu le secret de fabrication sur les deux images précédentes. Mais celui-ci présente une originalité: la pâte de riz est déposée sur la "plaque de cuisson" grâce à une bouteille percée par laquelle s'écoule le liquide, ce qui donne un effet de filament à la pâte après cuisson.

Savez-vous qu'au Viêt-Nam, demander à quelqu'un s'il va bien équivaut à lui demander s'il a bien mangé du riz?
De même le verbe manger peut se traduire par manger du riz!
C'est dire l'importance du riz au Viêt-Nam et de façon générale dans toute l'Asie. Les Vietnamiens ont développé des trésors d'ingéniosité pour créer des recettes à base de riz. La céréale salée ou sucrée est présente du début jusqu'à la fin du repas.
Pour notre part, nous connaissions le riz blanc cuit à la vapeur, le vermicelle de riz, la galette blanche de riz qu'on enroule autour d'un nem ou d'un rouleau de printemps. Mais nous avons découvert avec beaucoup de fascination le riz gluant sucré ou salé mangé en friandise lors d'un en-cas, la galette faite de filaments (à la façon de Hué) de riz qui entoure un autre type de nem, le riz soufflé au coco et caramel et puis la plus surprenante mais non moins délicieuse boule de riz gluant croquant au dehors et collant à l'intérieur. Un chef-d'oeuvre à regarder et à savourer.
Malgré quelques mystères que nous avons percés sur les procédés de fabrication et les plats à base de riz, nous savons maintenant que nous ne savons rien (et ce malgré quelques cours!) et que le raffinement asiatique en matière de cuisine n'est pas qu'un mythe!
Enfin, inutile de vous le dire pour nous aussi, manger consiste à dire que nous avons mangé du riz, en bons Réunionnais qui se respectent. Chassez le naturel, il revient au galop!

lundi 14 janvier 2008

Il n'y a pas de sot métier à Ho Chi Minh-ville

Photo 1: le commerce dans sa plus simple expression. Le fond de commerce ici se résume à trois petites chaises, quelques timbales en plastique et du café vendu à même la rue.
La scène cocasse porte le doux nom de "café grenouille". Avez-vous deviné pourquoi? Eh bien les clients sont assis comme des grenouilles pour boire leur café.

Photo 2: un livreur sur son vélo transformé qui permet de se glisser à peu près n'importe où. Le même véhicule un peu transformé devient un cyclo-pousse avec siège permettant de transporter des passagers!

Photo 3: non ce ne sont pas des toques de chef ni du coco que ce marchand vous propose! Il est uniquement revendeur d'eau de coco (garanti super fraîche dit-il à chaque passant) et d'eau en bouteille. Celle-ci est garantie aussi car comme on peut le voir sur la glacière, il ne faut pas acheter la bouteille si le bouchon n'est pas scellé!

Photo 4: dans le quartier de Cholon (le quartier chinois de Saigon), on coupe, on taille dans ces magasins de tissus fortement spécialisés qui vendent en gros à des tailleurs spécialisés. (remarquer ici les tissus "panthère" alors que celui d'à côté vend de la soie dans laquelle on taille les ao dai (costumes féminins traditionnels).

Photo 5: marchandes ambulantes qui transportent leur marchandise grâce à une palanche. Il s'agit d'une longue tige de bambou relié à deux plateaux, souvent très lourds. Pour autant, elles ne perdent pas le sourire.
Remarquer à côté une personne handicapée. Le Vietnam en compte beaucoup, notamment à cause des malformations liées à l'agent orange (un produit toxique défoliant) déversé par tonnes par les Américains durant la guerre du Vietnam. Bien sûr ces derniers ne reconnaissent absolument pas leurs responsabilités!
Photo 6: les marchandes de fruits au marché principal du centre-ville de Saigon. Elles coupent durians (à l'odeur très forte) et fruits du jacquier, installent sur les étals et négocient les prix avec les clients.

Ho Chi Minh-ville (ancienne Saigon mais toujours appelée comme cela par ses habitants) est une ville grouillante de 8 millions de personnes. Un incessant ballet de motocyclettes (apparemment la cité en compterait deux millions) et peu de voitures s'exécute presque 24/24 h. Dans ce décor bruyant mais riche en couleurs, de nombreux marchands sont présents. A même la rue ou dans des magasins plus classiques, une cohorte humaine énorme tente d'assurer sa survie dans un pays où le salaire moyen n'est que de 150 $US.

jeudi 3 janvier 2008

Lifou, la grande des îles Loyauté

Photo 1: la falaise de Djokin choisie souvent comme symbole des îles Loyauté. Elle est bordée par une chefferie (avec une grande case de chef) qui donne encore plus de majesté au site. Avec ses deux voisines, Mare et Uvea, Lifou se trouve au bord de la plaque tectonique indo-australienne. Elle subit une surrection (élevation) qui fait apparaître de belles falaises calcaires. Ceci ne l'empêche pas, par ailleurs, de posséder de très belles plages.

Photo 2: enfants des îles Loyauté, venus en visite scolaire sur un site et trop fiers de poser pour nous!

Photo 3: la plage de Luengoni, réputée -selon les guides touristiques- être la plus belle de Lifou et de toutes les Loyautés même. Mais bon à quoi bon tous ces classements, tout est affaire de goût!

Photo 4: case traditionnelle de Lifou. Contrairement aux cases de la Grande Terre, celles des îles Loyauté sont entièrement faites de paille et de fibres de cocotiers, le tout est soutenu par une charpente en bois et un poteau central et assemblé (cousu) avec une aiguille géante, le djiido. Il faut aussi fréquemment renouveler le matériau, dont on éloigne les insectes en faisant fréquemment du feu à l'intérieur.
Bien sûr, à côté de la case traditionnelle, existe maintenant une case plus moderne à côté (tôle ou béton mélangé à du bois).
Photo 5: un chambranle de case de chef sur Lifou. Les chambranles sont les pièces de bois qui bordent la porte. Elles représentent les figures des ancêtres et protègent non seulement le propriétaire de la case (ici un peti chef) mais également toute la tribu. Les cases traditionnelles des îles Loyauté ne comportent pas de flèche faîtière (comme sur la grande terre), poteau du milieu qui se prolonge à l'extérieur et qui, sculpté, représente là aussi l'ancêtre tutélaire et le totem de la tribu.

Photo 6: la plage de Peng, à l'eau si transparente que les coraux fixés dans ce lieu se voient depuis les blocs rocheux qui surplombent la plage. La forêt qui longe la plage est aussi très belle.

à l'est (de la Nouvelle-Calédonie) du nouveau

Photo 1: la poule de Hienghène, curiosité géologique immense posée sur l'océan. Toute la région et notamment le village de Lindéralique abrite des formations de roches, les unes plus découpées que les autres et très belles.

Photo 2: une petite plage privée non loin de Hienghène. L'habitat très dispersé offre aux populations des zones de pêche, de baignade, de lavage (linge lavé dans la rivière) sans oublier les cultures vivrières traditionnelles qui ne sont jamais très loin. Bref, tout un mode de vie assez bien préservé jusqu'à nos jours. Pour combien de temps encore?

photo 3: on se sent loin de tout-mais avec grand plaisir- lors du passage du fleuve la Ouaième. Pas de pont ici, mais un bac, un passeur et deux moteurs bruyants. On ne se baigne pas dans ce cours d'eau réputé pour abriter un monstre marin...que l'on a jamais vu. Non pas le Loch mais un requin énorme!

Photo 4: insolite ô combien! Ces tombes des ancêtres que l'on trouve le long de la côte est de la Nouvelle-Calédonie, se trouvent...dans les jardins, non loin des poules et des champs d'igname.

Photo 5: dans ce soin du nord-est de la Nouvelle-Calédonie, la population préserve un mode de vie traditionnel fait de cultures vivrières et de pêche.
Ici un champ d'ignames (féculent noble par excellence pour les Kanak) à gauche, de taros à droite.

Photo 6: sur la côte Est de la Nouvelle-Calédonie, au nord de Hienghène, la cascade de Tao se jette dans l'océan. Elle est alimentée par les pluies abondantes dans cette région d'autant plus que l'on se trouve ici proche des plus hauts sommets de l'île, notamment le Mont Panié qui culmine à plus de 1600 m d'altitude.

Voici quelques images de l'est de la Nouvelle-Calédonie et notamment de la région de Hienghène qui présente des curiosités géologiques remarquables! Voyez plutôt.

lundi 31 décembre 2007

l'île des Pins, sous le soleil exactement

Photo 1: le célèbre rocher de Kanumera qui sépare la plage du même nom et une autre petite baie. Lieu de baignade et de plongée "gentille", à savourer à marée basse ou haute.

Photo 2: la baie de Kuto, où mouillent de nombreux bateaux, le long d'une longue plage au sable si fin qu'il s'infiltre partout. Un régal!

Photo 3: quelques petites gâteries culinaires dans la baie d'Oro. Un must si vous vous déplacez à l'île des Pins. Une plage superbe et une grillade de langouste à rouler par terre!

Photo 4: pirogue dans la baie d'Upi. le cadre est superbe, on file en douceur entre les rochers posés sur l'eau, goûtant au calme et à la beauté.


Photo 5: la piscine naturelle de l'île des Pins, un des plus beaux cadres maritimes de la Nouvelle-Calédonie et peut-être du monde. Excusez-moi pour les superlatifs mais franchement c'est très beau. La piscine naturelle, protégée de la haute mer, offre un cadre de baignade et de palmes-masque et tuba fabuleux et sécurisé en plus pour les enfants.

Photo 6: un jeune danseur de l'île des Pins, exécutant la danse de la chauve-souris. Même si les danses kanak sont moins complexes que celles de la Polynésie, les costumes hauts en couleurs et les rythmes sont un plaisir pour les sens!

Voici quelques photos de la Nouvelle-Calédonie, en particulier de l'île des Pins où nous avons pu avoir cinq jours avec un temps miraculeusement. Résultat: vous voyez certainement les plus belles plages du monde. A créer de fortes envies d'aller les voir pour de vrai!
Bonne année 2008 à tous.

vendredi 28 décembre 2007

Rangiroa, entre perle et océan


Photo 1 : le dauphin cabotin qui faisait un festival de sauts et pirouettes à l'entrée de la passe de Rangiroa. Avec plusieurs de ses congénères, ils ont fêté dignement l'arrivée de l'Aranui dans la grande passe!
Photo 2: un greffeur au travail. L'opération dure une quinzaine de secondes et consiste à introduire un nucléus et un greffon à l'intérieur d'une huître entrouverte, que l'on remet à l'eau dans un filet avec une corde colorée qui permet de savoir qui a effectué la greffe. Un bon greffeur atteint un taux de réussite de 65% environ.




Photo 3: voilà une huître perlière et l'endroit précis où est introduit le nucléus (coquillage sphérique) et un greffon (bout de lèvre colorée prélevé d'une autre huître. Si la greffe réussit on obtient une belle perle ronde (faite de nacre qui entoure le nucléus), à défaut des perles moins recherchées mais tout de même très belles.



Photo 4: même si le soleil n'était pas au RDV ce jour-là, les différents "motus" (îlots) de l'atoll de Rangiroa, long de 75 km offrent des plages superbes, avec des sites PMT (palmes, masque et tuba) très accessibles. Sans compter les plus aguerris en plongée qui peuvent faire de belles sorties dans les passes très réputées de l'île.




Photo 5: pas besoin d'aller chercher bien loin pour rencontrer "le monde du silence". Il est même possible de voir les poissons perroquets manger le corail depuis la surface tandis qu'autour des hôtels, des promotoires permettent une vue plongeante dans un aquarium géant.







Photo 6 : les dauphins devant l’étrave, qui nous ont à nouveau escorté à la sortie de Rangiroa. Histoire de quitter les Tuamotu avecencore plus de regrets.

Pour finir en beauté notre séjour en Polynésie avec beaucoup de regrets, il a fallu en passer par l’atoll de Rangiroa, le plus grand de l’archipel des Tuamotu. Surprenant de débarquer là après les Marquises, qui ont toutes l’aspect de cathédrales posées sur l’eau. On est d’abord accueilli par un banc de dauphins, les uns plus cabotins que les autres, qui nous font la haie d’honneur pour entrer dans la grande passe.
Autre surprise, l’île ne se voit qu’au tout dernier moment : pas de relief qui accroche longtemps à l’avance le regard. Tout est horizontalité ! Peu de choses à voir en surface : cocoteraies, fermes perlières (plus de 70), quelques hôtels. Tout l’archipel tourne autour de ces trois piliers. Sans être plongeur, on peut déjà voir de très beaux spécimens de poissons rien qu’en marchant au bord de l’eau : raies-léopards ou pastenagues, poissons-perroquets, cochers, etc. Pour les vrais plongeurs, frissons garantis dans les passes avec du gros poisson et notamment des requins. Avec beaucoup de patience, peut-être aurez-vous la chance de voir un accouplement de requins, moment rare et dangereux.
La pureté de l’eau offre aussi des possibilités immenses aux perliculteurs qui récoltent les fruits d’un long travail, à savoir les perles de Tahiti. Le processus est compliqué : il faut introduire dans l’huître perlière un nucléus (une bille taillée dans un coquillage du Mississippi), un greffon (coupé dans les lèvres colorées d’une huître sacrifiée) qui doit déboucher sur une perle de couleur. La moitié des huîtres rejette la greffe mais pour les autres il faudra patienter dix-huit mois pour récolter.
Lors de cette opération, les perles sont classées en fonction de quatre critères : la forme (les rondes parfaites sont les plus recherchées), le lustre (reflet de la lumière), l’aspect de la surface (pas de piqués ni de grains), la couleur (une bleue ou une dorée sont maintenant très côtées). Certaines huîtres produisent aussi des keishis (de la nacre pure aux formes irrégulières sans nucléus à l’intérieur). Les huîtres qui auront donné la perle parfaitement ronde, sont surgreffées une, deux voire trois fois de suite pendant quatre ans. Là, on est sûr d’obtenir la perle superbe qui fait au moins quinze mm et fera le bonheur de ces dames. Mais bon les hommes aussi s’y mettent. Gare à vous messieurs car les bijoutiers se sont dit qu’il y avait là un immense marché à prendre !
Pour quitter Rangiroa, même scénario que le matin : les dauphins ont prolongé le plaisir bien au-delà de la passe et c’est la tête et le coeur remplis de bonheur et d’images fortes que nous avons quitté ces lieux.